Comment le gluten attaque votre système nerveux

Ble_SmallComment peut-on imaginer qu’une simple céréale puisse affecter notre système nerveux ? Il est difficile de le croire tellement les aliments contenant du gluten[1] sont devenus monnaies courantes dans notre civilisation. Pourtant, des références scientifiques très sérieuses soutiennent la théorie que les molécules de gluten peuvent endommager notre système nerveux et provoquer des maladies neurologiques graves tout comme de simples maux de tête ! Explications à suivre…

Une puissante excitotoxine[2]

Pourquoi tant de Français sont-ils autant accros aux céréales et au pain contenant du gluten ? Au-delà de l’effet d’accoutumance, nos habitudes alimentaires, notre perception des aliments et notre goût sont parfaitement conditionnés depuis notre plus jeune âge. C’est ainsi que nous persistons dans l’erreur de manger les mêmes aliments durant toute notre vie, sans se demander si ces aliments sont adaptés à notre système digestif.

Le gluten contient des protéines complexes à digérer, car nous ne disposons pas des enzymes nécessaires pour décomposer ces grosses molécules. C’est ainsi que des protéines de gluten mal digérées passent dans le sang et que celles-ci sont capables d’atteindre la barrière hématoencéphalique* en induisant une réponse auto-immunitaire au niveau du cerveau.

Comment est-ce possible ? La structure protéique du gluten ressemble étrangement aux protéines constituant nos cellules nerveuses. C’est ce que l’on appelle la réaction immunitaire croisée. On sait notamment que le gluten présente une forte affinité avec le gène de la synapsine (un groupe de protéines situées dans les neurones favorisant la libération de neurotransmetteurs). Il est parfaitement concevable que le gluten affecte notre psyché et joue un rôle dans nos réactions comportementales en sabotant les cellules de notre cerveau (difficultés d’apprentissage, déficit de l’attention, nervosité excessive, etc.).

Une étude réalisée sur 131 enfants affectés par des troubles de l’attention et de l’hyperactivité a montré des résultats encourageants dans la diminution de ces symptômes à la suite d’un régime sans gluten.

Et si le gluten était l’opium du peuple ?

Savez-vous qu’une seule molécule de gluten contient plus de 16 dérivés opioïdes ? Les opioïdes font référence à l’opium et à ses dérivés morphiniques.

Au cours de la digestion, les protéines du blé, qui sont une chaîne de peptides vont peu à peu se transformer en peptides opioïdes. Ces derniers vont franchir la barrière intestinale et vont agir dans l’organisme comme les dérivés morphiniques, en se fixant dans l’organisme sur les sites spécifiques, que l’on nomme des récepteurs morphiniques.

Nous possédons dans notre corps des récepteurs liés à la morphine, nous servant à fabriquer des dérivés morphiniques comme les endorphines (l’hormone du bonheur).

Les peptides opioïdes issus de la dégradation partielle du gluten vont occuper l’ensemble de nos récepteurs jusqu’à prendre la place de nos propres substances. Ces molécules sont ainsi capables d’induire le corps en erreur en l’empêchant de produire les bonnes substances. Notre corps fabrique des endorphines naturelles qui ont de nombreuses fonctions physiologiques dans la régulation de notre humeur et de notre comportement. C’est ainsi qu’une alimentation contenant du gluten peut induire des troubles comportementaux ainsi que des maladies neurodégénératives (Alzheimer, Parkinson, sclérose en plaques, etc.).

Perturbe la satiété

Gluten_05Pourquoi les industriels ajoutent-ils autant de gluten dans les aliments transformés (plats préparés, pains, etc.) ?

Tout simplement, car le gluten est réputé pour augmenter notre production de ghréline (hormone stimulant l’appétit). De plus, le gluten comme toutes les autres céréales agissent en diminuant notre résistance à la leptine (hormone favorisant la satiété).

Plus vous mangerez d’aliments transformés contenant du gluten (farines blanches notamment), plus vous augmenterez vos chances de souffrir de compulsions alimentaires et toutes les maladies qui y sont associées. Privilégiez toujours les céréales complètes qui augmenteront la satiété, même si ce type d’aliments ne représente pas une alternative durable pour favoriser la pleine santé.

Les risques de baser son alimentation sur le blé et ses dérivés semblent énormes. Outre le fait que cet aliment ne constitue aucun intérêt sur le plan nutritionnel, il fait partie de la catégorie des « drogues douces » entraînant une dépendance et sursollicitant certaines zones du cerveau. Si vous décidez d’entamer un régime sans gluten, il n’est pas rare d’observer des symptômes similaires à une crise de « manque », preuve que le gluten laisse des marques aux niveaux psychologique et neurologique.

[1] Le gluten est la fraction protéique insoluble du grain c’est-à-dire la substance azotée visqueuse, obtenue par lixiviation (lavage par l’eau) enlevant l’amidon d’une pâte de farine panifiable, tirée de céréales comme le blé ou le seigle et dans une moindre mesure l’orge (source Wikipédia).

[2] L’excitotoxicité est un processus pathologique d’altération et de destruction neuronale ou neurotoxicité, par hyperactivation par l’acide glutamique et ses analogues (tous étant des neurotransmetteurs excitateurs). Ces neurotransmetteurs activent des récepteurs excitateurs neuronaux comme les récepteurs NMDA et AMPA. Ces excitotoxines comme le NMDA et l’acide kaïnique, ou les glutamates en trop grande concentration en se liant à ces récepteurs provoquent une entrée massive dans la cellule d’ions calcium1,2. Le Ca++ active à son tour un certain nombre d’enzymes dont des phospholipases C, des endonucléases et des protéases telle la calpaïne. Ces enzymes dégradent alors les structures cellulaires : cytosquelette, membrane cellulaire, ADN (source Wikipédia).